Boisement et reboisement

5. Définition du boisement et du reboisement

Le boisement et le reboisement impliquent la culture d’arbres afin d’établir un couvert forestier sur un sol non boisé. Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le reboisement consiste à établir un couvert forestier dans un endroit où les forêts ont été défrichées récemment pour laisser la place à une autre utilisation des terres, comme l'agriculture ou l'extraction minière. Le boisement, en revanche, consiste à établir un couvert forestier dans une zone sans forêts ou dans une zone sans couvert forestier pendant une très longue période. La définition du GIEC implique la plantation directe d'arbres par des agents humains. Cependant, d’autres reconnaissent l’établissement de la couverture forestière par des processus naturels de régénération.

4. Exemples notables, passés et présents

Le prix Nobel Wangari Maathai a fondé le Mouvement de la ceinture verte en 1977, au cours duquel 51 millions d'arbres ont été plantés au Kenya. Il s'agit de l'un des exemples les plus connus de boisement.

En Corée, le Japon, occupé depuis 35 ans, avait laissé de vastes étendues de forêts exploitées. Les gouvernements nationaux et locaux ont lancé un vaste programme de plantation d'arbres à partir de 1961, qui avait ajouté 11 milliards d'arbres d'ici 2008. La Corée du Sud aide même maintenant la Corée du Nord, son grand ennemi, à mener des efforts de reboisement.

Le projet de reboisement de Kwimba a été lancé en 1990 pour accroître la couverture forestière précédemment perdue en raison de l'utilisation locale du bois de chauffage en Tanzanie. Avec l'aide de plusieurs multinationales et organisations, 6, 4 milliards d'arbres ont été plantés.

Jesús León Santos, agriculteur et environnementaliste mexicain, a créé le CEDICAM (Centre pour le développement intégré des petits agriculteurs dans le Mixteca), où la plantation d'arbres a été utilisée pour restaurer les sols dans le cadre d'un projet visant à faire pousser des cultures selon des méthodes traditionnelles. Plus d'un millier d'hectares ont été plantés avec un million d'arbres.

Depuis 2002, le projet Samboja Lestari à Kalimantan Est, en Indonésie, a permis de restaurer un important habitat d’orang-outans de 2 000 hectares. L'habitat et la replantation emploient également 3 000 personnes.

L'Initiative de reboisement régional des Appalaches (ARRI) prévoit de récupérer plus de 70 000 hectares de terres minées dans l'est des États-Unis avec 7 milliards d'arbres. En 2011, 60 millions d'arbres avaient été plantés sur 35 000 hectares.

3. Avantages environnementaux

L’un des principaux avantages de l’augmentation de la couverture arborée et de résultats également efficaces à l’échelle mondiale est la séquestration du carbone, dans laquelle les gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone sont absorbés par la flore, ce qui permet d’atténuer les effets du changement climatique. La plantation d'arbres conduit également à la purification de l'air. L’augmentation de la couverture forestière, notamment par le boisement, contribue à réduire l’érosion des sols et le ruissellement des eaux. La fertilité du sol peut être restaurée avec le temps, en introduisant de nouvelles plantes et de nouveaux arbres, augmentant ainsi la diversité des plantes. Lorsque des plantes hôtes importantes sont établies, les oiseaux, insectes et autres animaux dépendants s'installent dans la région, améliorant ainsi la biodiversité de l'endroit. La restauration des sols aide également l'agriculture. Lorsque le ruissellement de l'eau est évité, il a le temps de s'infiltrer dans le sol, de recharger les nappes phréatiques, d'améliorer l'approvisionnement en eau des êtres humains, des plantes et des animaux.

2. Avantages économiques

Le reboisement est un moyen de faire pousser des arbres qui peuvent être récoltés pour le bois d'oeuvre et le bois de chauffage. Lorsque le reboisement et le boisement alimentent les sources d’eau souterraine, ils peuvent améliorer l’approvisionnement en eau des puits pour l’agriculture ou fournir de l’eau salubre pour la consommation humaine et domestique. Alors que les deux tiers de la population mondiale dépendent des puits pour leur approvisionnement en eau, la pénurie d’eau est l’un des plus grands défis auxquels le monde est confronté. Une personne sur dix n'a pas accès à de l'eau salubre. Ainsi, le niveau de vie des humains peut être grandement amélioré en plantant des arbres. Le boisement peut créer des forêts propices aux moyens de subsistance, en particulier dans les pays en développement et les pays les moins avancés: 1, 6 milliard de personnes dans le monde dépendent des forêts pour leur subsistance. Les nouvelles forêts peuvent également être des sites de loisirs, générant des revenus pour les habitants.

1. Obstacles et inconvénients éventuels

Il y a peu de fonds pour faire pousser des arbres et rétablir des forêts, ce qui représente un investissement à long terme. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, les projets de plantation d’arbres sont confrontés à de nombreux risques, tels que les risques naturels et l’utilisation conflictuelle des terres, pendant la longue période de maturation. La participation locale et sociale est importante, de même que les problèmes juridiques de propriété des arbres et de partage des avantages entre les habitants locaux, qui doivent être pris en compte, pour que tout programme de plantation d'arbres soit un succès. Il existe également des intérêts divergents dans la plantation d’arbres et il existe un compromis entre son utilisation pour la séquestration du carbone et pour des raisons de moyens de subsistance.

Recommandé

Reptiles autochtones d'Iran
2019
Les douze trésors de l'Espagne
2019
Rikers Island: la plus grande colonie pénale du monde
2019