Principales religions en Belgique

La constitution de la Belgique a été écrite pour inclure la liberté de religion pour les résidents belges. En réalité, les représentants du gouvernement se réservent le droit d'enquêter sur toute religion qui n'est pas officiellement reconnue dans le pays. Les religions reconnues comprennent le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme, l'islam, l'anglicanisme et les orthodoxes grecs et russes. Le gouvernement fournit à ces groupes une partie des fonds de l'État. Différents niveaux de gouvernement paient pour différents domaines de besoins religieux, en fonction de l'activité. Les salaires des ministres et des enseignants, les projets de construction, la maintenance et la radiodiffusion publique sont tous payés par les différents niveaux de gouvernement. Les élèves doivent étudier des matières religieuses dans les écoles publiques, en se basant sur leur affiliation religieuse personnelle. Les professeurs de religion publics sont embauchés par les écoles pour chacune des religions reconnues. Selon le rapport 2007 sur la liberté de religion dans le Département d'État des États-Unis d'Amérique, la Belgique est aux prises avec divers cas de discrimination religieuse ainsi que d'activités antisémites et anti-islamiques. Une religion non reconnue, comme le bouddhisme, n’est pas interdite, elle ne reçoit tout simplement pas d’argent du gouvernement. L’organisation peut toutefois bénéficier d’un statut exempt d’impôt et à but non lucratif.

Les résidents de Belgique s'identifient à plusieurs religions différentes. Cet article jette un regard sur la composition religieuse du pays.

Catholiques romains

Plus de la moitié de la population, 58%, se dit catholique, bien que la fréquentation régulière des églises ait diminué de plus de la moitié depuis la fin des années 90. Aujourd'hui, environ 6% des catholiques vont régulièrement à l'église. Le nombre de prêtres ordonnés est également en baisse et en 2007, seuls 2 sont entrés dans la pratique. Sous la domination espagnole, le catholicisme était la seule religion autorisée dans la région. D'autres pratiques religieuses étaient passibles de la peine de mort. Ce règlement a commencé en 1592 et a duré jusqu'à l'établissement de la liberté de religion en 1781. L'Église catholique a exercé un pouvoir politique important jusqu'au milieu du XXe siècle, influençant ainsi l'exigence d'un enseignement religieux dans les écoles publiques. Le roi catholique a tenté d'empêcher le Parlement de légaliser l'avortement en 1990 mais a été rejeté par des représentants du gouvernement.

Athée ou agnostique

La deuxième appartenance religieuse la plus importante est constituée par 27% de la population qui se dit athée ou agnostique. Ce pourcentage fait de la Belgique l'un des pays les moins religieux au monde, à égalité avec les autres pays d'Europe occidentale. Bien que le pays n’effectue plus de recensement religieux, à mesure que la fréquentation des églises diminue et que de plus en plus de personnes s’installent dans les zones urbaines, ce pourcentage devrait augmenter. L'athéisme et l'agnosticisme sont positivement corrélés à la vie urbaine et à des niveaux d'éducation plus élevés.

Chrétiens non catholiques

Les religions chrétiennes non catholiques incluent les praticiens orthodoxes, protestants et restaurateurs. Ils représentent environ 7% de la population totale. La majorité de ces personnes sont protestantes (méthodistes, luthériennes, baptistes et presbytériennes). La réforme protestante des années 1500 a contribué à la diffusion de cette religion et, à un moment donné, les protestants représentaient près de 20% de la population. Cette situation a toutefois changé sous le roi Philippe II d'Espagne et sa période de Réforme catholique, qui ont persécuté les non-catholiques et poussé nombre d'entre eux à fuir le pays. La religion protestante n'a été reconnue qu'au début des années 1800.

les musulmans

La religion de l'islam a augmenté dans le pays et aujourd'hui, 5% de la population s'identifie comme musulmane. La croissance de cette religion a commencé dans les années 1960, lorsque le Maroc, la Turquie, l'Algérie et la Tunisie ont signé des accords d'immigration avec la Belgique. Les musulmans ont commencé à entrer dans le pays avec des visas de travail et la Belgique a proposé un programme libéral d'unité de la famille qui a aidé la population musulmane à augmenter de manière significative. Environ 35% des musulmans de Turquie et du Maroc ont moins de 18 ans, ce qui signifie que lorsque ces personnes vieilliront et commenceront à avoir leur famille, le pourcentage de musulmans en Belgique augmentera. Bruxelles, la capitale, a la plus grande concentration de pratiquants musulmans où ils représentent 20% de la population.

Autres croyances

Les autres croyances religieuses en Belgique sont pratiquées par 3% de la population. Certaines de ces religions incluent le bouddhisme, le judaïsme, l'hindouisme, le sikhisme et le jaïnisme. À mesure que l'immigration dans ce pays augmente, ces religions devraient également croître en adeptes. Cette croissance pourrait un jour mener à la reconnaissance de ces religions par le gouvernement et à son éligibilité à des subventions.

La religion dans la société belge contemporaine

RangSystème de croyancePart de la population belge aujourd'hui
1Catholique catholique58%
2Athée ou agnostique27%
3Chrétien non catholique7%
4musulman5%
5Autres croyances3%

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